Comprendre le conflit entre l’Arabie saoudite et le Qatar

En pleine crise, Adil MESBAHI, président & fondateur nous livre une compréhension singulière du conflit opposant l’Arabie saoudite au Qatar.

Se procurer l’étude « Guerres invisibles contre le Qatar »

Début juin 2017, le pouvoir d’influence du Qatar est mis à l’épreuve de la puissance Saoudienne. Le rapport de force auquel on assiste ressemble étrangement à une tempête de sable ; s’est levé de manière imprévisible, l’on a du mal à y voir clair, peut durer un temps indéfini et avoir des conséquences regrettables.
Pour comprendre ce conflit, il faut prendre suffisamment de recul historique, mais également de la hauteur. Il faut aussi lever le voile sur les intérêts inavoués des puissances régionales, mais également de la Russie et des puissances occidentales, États-Unis en tête. Enfin, il faut sonder les enjeux géostratégiques, géopolitiques, géoéconomiques, idéologiques et en matière de terrorisme. Sans cette lecture d’ensemble, les conflits et autres problématiques de cette région ne peuvent trouver des explications acceptables.

Qatar a été la cible de deux guerres invisibles ; une guerre économique, déclenchée à la suite d’une guerre de l’information. L’auteur inscrit cet énième conflit régional, dans un processus irréversible d’affaiblissement des pays arabes, et d’accroissement de l’influence géostratégique et de la puissance géoéconomique des États-Unis et de la Russie.
Et sans attendre l’issue de cette crise, la présente étude dévoile les enjeux cachés de ce conflit opposant l’Arabie Saoudite au Qatar, et éclaire la région du Moyen-Orient, l’Islam et le terrorisme. Pour ce faire, l’auteur procède à une analyse méthodique des dessous des cartes de l’influence régionale des acteurs de ce conflit. Influence des pays de la région, mais également des grandes puissances étrangères en place.
Quant au terrorisme islamiste ; prétexte de cette crise, on ne peut croire à une action décisive, tellement les racines du mal sont profondes. Et parfois, même ceux qui prétendent vouloir le détruire dans le discours, l’instrumentalisent et le nourrissent dans les faits.

Extrait de la préface de Claude Moniquet :
L’intérêt de l’étude d’Adil Mesbahi est bien là : rappeler que derrière ce qui semble à beaucoup n’être qu’une péripétie sans grande importance, une querelle de riches que rien ne différencie vraiment l’un de l’autre, c’est une guerre secrète qui se mène ; une lutte féroce entre deux modèles de développement et de gestion pour les monarchies conservatrices sunnites du Golfe. Car l’essentiel est bien là : dans les décennies à venir, les Etats du Golfe devront progresser, donner plus de libertés et de bonheur à leurs populations, éduquer leurs jeunesses, diversifier leurs économies, actuellement bien trop dépendantes des énergies fossiles et trouver le moyen de cohabiter pacifiquement avec l’Iran. Et face à cet avenir, les deux rivaux offrent à leurs voisins des exemples différents si ce n’est, même, antagonistes.